Un CDI. Un bureau.
Une odeur de bulot à 8h du matin.
Depuis toujours, j'avais une idée en tête : ouvrir un fast-food sain, bio, équilibré. C'est pour ça que j'avais choisi un BTS GUC. Et bossé chez Subway en parallèle. J'y étais devenue manager.
Sauf que Subway m'a vaccinée. Les horaires à rallonge. La même journée qui se répète à perpétuité. Pour un salaire de misère.
J'ai abandonné l'idée. Après mon master, j'ai été embauchée pour exporter des huîtres normandes. Dans les faits : téléphone, téléphone, téléphone. Lumière artificielle. L'odeur du bulot. J'avais fini par me convaincre moi-même que je n'allais pas bien.
Pleine nuit. Marché de la Villette.
La révélation.
Et puis un jour, mon patron m'emmène à Paris, sur le marché de la Villette. 5h du matin. Les stands qui s'installent à l'aube. L'odeur des épices. Le soleil qui se lève. L'argent qui passe de main en main.
La vie.
Ce n'était pas que j'allais mal. C'est que je n'étais pas à ma place.
À gauche — l'inconfort de la stagnation. À droite — l'inconfort de l'évolution. Si d'autres pouvaient le faire, moi aussi.
Alors j'ai choisi de foncer. Et j'ai eu raison !
Et après la révélation ?
Back to reality !
J'ai dû m'accrocher, ajuster, affiner, corriger, apprendre de mes erreurs. Et la deuxième année, les falafels ont décollé.
StreetBiz, c'est tout ce que j'ai mis des années à apprendre — condensé pour que toi, tu ne commettes pas les mêmes erreurs.
Des falafels en Normandie,
ça a cartonné !
Je me souviendrai toujours de ce service où j'ai compté la caisse : 270€. Mais ça commençait à marcher. J'ai mis les billets dans ma poche et on est allé boire un café dans la brasserie d'à côté, face à la mer.
Sensation de liberté et de satisfaction incroyable.La banque qui m'avait ri au nez ? Elle nous a accordé 288 000€ de crédit immobilier. On a racheté la maison de mon enfance.
Ça, c'est ce que j'appelle une belle revanche.Il y a des erreurs
qui ne pardonnent pas.
J'ai vu des dizaines de concepts montés et fermés en trois mois. Des food trucks flambant neufs achetés avant de savoir si la recette était rentable. Des collègues qui vendaient à perte sans le savoir.
Parce qu'une bonne idée, ça ne suffit pas pour pouvoir vivre de la street food.
Seulement j'ai décidé de choisir ce qui me faisait vibrer.